L’ideogramme du Qi Gong apparait pour la première fois sous la dynastie des Jin (265-420) sous la plume du taoïste Xu Xun. Le Qi Gong originel s’élabore avec le Nei Jing. Le terme utilisé alors pour décrire ces exercices est Dao Yin. Le terme Qi Gong n’est donc pas encore utilisé, il réapparait seulement au XXème siècle, au sanatorium de Tangshan où s’élabore le premier traitement moderne à bas de méthodes de relaxation pour les cadres communistes. Ces méthodes étaient connues sous le nom de Qi Gong, travail du souffle.

Sous ce terme générique de Qi Gong, on va regrouper diverses activités ancestrales physiques, énergétiques et méditatives trop marquées spirituellement pour satisfaire le régime de l’époque.
Il s’agit du Dao Yin, du Zou Wang, du Xing Qi, du Tu Na, du Jin Zuo, du Wei Gong, du Nei Gong, du Chan Ding, du Yi Jin Jing.

Toutes ces pratiques et leurs dérivées ont donné différentes formes et noms de Qi Gong. On dit qu’en Chine il existe plus de 365 formes majeures de Qi Gong. Il en existe en réalité bien plus, parce que chaque région, chaque école traditionnelle possède au moins une forme de Qi Gong qui, même si elle porte le même nom que sa voisine, en diffère par de nombreux principes.

Cette grande diversité apparente provient de l’origine multiple des différentes techniques et méthodes qui forment le corpus actuel du Qi Gong.
Le Qi Gong moderne, pendant la période du maoïsme et de la Révolution culturelle, a voulu nier ses origines spirituelles, mais les Chinois sont retournés aux sources. On n’hésite plus à considérer maintenant que l’aspect traditionnel du Qi Gong constitue l’un des héritages les plus remarquables de la Chine